On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...
11 Juin 2011
oui je ne suis qu'un assisté, un métastase de la société qui vit en partie de la solidarité, le système dans son fonctionnement et ses dysfonctionnement m'a permis d'en arriver là, ce n'est pas si mal... j'aurais tout aussi bien pu rester adepte de HP, bouffi de cachetons, j'ai choisi une autre voie, j'ai suivi d'autres voix... les miennes, les leurs; parcours tumultueux à la marge, dans la marge et pour la marge... le temps qui passe fait souvent de la marge une norme.
Si chacun savait à quel point il est assisté, le discours sur celui ci serait autre... si certains pensent qu'un individu qui perçoit 600€ par mois est assister, et bien soit, que le critiquant prenne la place de l'assisté et en tire les conclusions adaptées. oh pas un jour ou deux, le minimum de l'exercice serait sur un ou deux ans, et encore la donne est faussée le critiquant sait que la situation est temporaire, l'assisté lui n'a que peu de chances que sa situation évolue de manière résolument positive, la galère quand tu la tient c'est pour longtemps... bien entendu on ne vous envoie plus au galère au bagne sous prétexte de pauvreté, seul les limites de ceux ci ont changé... Monseigneur veux traverser l'atlantique, son avion est avancé, la galère est à quai, on cherche encore quelques rameur et on va partir...
Assisté, mais regardez autour de vous pour évaluer les divers degrés d'assistanat, le riche qui paye des impôt n'est il pas affranchi de la solidarité avec les réductions, niches, exonérations qu'il fait valoir sur sa déclaration d'impôts dont le sens n'est qu'appauvrir les caisses communes de solidarités ?
Assisté oui, mais au final ce ne sont que quelques miettes et le big boss vient de passer l'aspirateur, plus de miettes... MON problème n'est pas tant d'avoir perdu de la ressource, la brutalité de celle-ci, son manque d'explication organise une violente réaction que chacun ne peut produire. La notion de handicap prend ici du sens... Balloté de grille en grille, toujours dans l'attente d'une décision administrative, toujours à vous entendre dire à demi-mot "contentez vous de ça, c'est déjà bien", freinant tout espoir de développement... je ne regrette pas d'avoir user de facilités bancaires pour en arriver là, tout comme je ne me gênerai pas de faire suspendre mes crédits quand la CAF aura justifié et argumenté ma baisse de revenus... ça fera un peu de gesticulation administrative mais si c'est la solution pour moi pour espérer retrouver un peu de disponibilité financière, être moins étouffé par la dynamique des quelques actions où je prends part, je ne me gênerai pas...