PHARONIE CENTRALE…
Enclave nord d’une juridiction habituée à mendier depuis des siècles le poids du royaume, la Pharaonie résiste au monde et à toute sa diversité, sa complexité, son changement.
En Pharaonie centrale, les chemins sont tracés pour des millénaires. Comme tous les gourous des groupusculaires sociétés où le lavage de cerveau est d’usage, les petits Ramsés locaux exercent au travers de leurs « antennes » contrôle de la population, contrôle comportemental, contrôle des allers et venues…
Les petits Ramsés se plaisent à édifier leur mausolée qui n’en doutons pas, s’ils traverseront le temps, ne laisseront pas de souvenir impérissables.
De mausolée en pyramides, ceux qui marchent droit écoutent la voix des dieux de l’alchimie, atteignent une vie honorable auréolée de brillance, parviennent à une vie stable et sereine en faisant vœux de ne pas se servir de toutes les parties de ce qui leur sert à réfléchir.
Les pharaons n’ont pas besoin que les gens réfléchissent, obéir suffit.
Mourir les arrange.
Ailleurs, sinon ça fait des papiers !
De tous les territoires, la main d’œuvre afflue pour célébrer ces apprentis sorciers séduits à l’idée de changer le plomb en or. La richesse est là, à portée de main. Fi de l’avenir. Après nous nos enfants n’auront plus de père !
Beau système lisse et polissé. La conquête de l’ouest. Après ? le vide !
De ce bout du monde, les pharaons rayonnent sur la planète, irradient d’arrogance, contaminant les plus fragiles, et leur aura sauvera le monde.
Leur aura sera le monde.
Non, non, non le progrès ne passera pas par nous. À chaque décision pourtant, leur civilisation en prenait pour cher et pour longtemps.
Qu’il en soit ainsi, les croyances ont de l’avenir…
Êtres de gauche ! Être de gauche c’est accepter l’isolement, la solitude, l’aventure, et si c’est savoir aussi renoncer, il n’en demeure pas moins qu’il faille éviter l’indifférence, la discrimination, l’inquisition. L’être de gauche ne peut s’articuler dans le rapport du fort au faible et la gauche gesticulante qui voudrait représenter l’esprit, la pensée, l’éthique des peuples et des gens qui les composent, ne revendiquant eux que le respect de leur intégrité, leur dignité, leurs différences, leurs familles, leur culture, leur histoire ; imaginant, souhaitant une paix abstraite toujours remise en cause par des illuminés manipulateurs, ne peut s’accorder de tant de dominance, d’oppression, ou de soumission.
La gauche ne peut ni ne doit s’organiser pour l’alternance. Elle doit penser, agir, vivre et ÊTRE l’alternative ; Pas seulement dans des limites cocardières mais pour l’apaisement de notre civilisation dans son bocal en surpression.
La gauche ne peut ni ne doit perpétuer l’idée de son développement sur la peur, les psychoses collectives, les manipulations de masse et les fantasmes populaires. Être de gauche, c’est être là, présent, à proximité ; que, même si ce ne sont que des chemins, ils sont sûrement plus jolis et plus poétiques que les autoroutes du conformisme des croyances. Quand la gauche incarnera plus la raison que la compromission nous n’aurrons plus à espérer de chef. L’érudition qu’elle doit véhiculer et construire demande aussi de savoir reconnaître ces erreurs. Ne pas vouloir les corriger en est une, d’erreur. Être gauche, le reconnaître, admettre ses carences pour être le progrès, celui des analyses pour refonder une pensée de gauche universaliste.