On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...
22 Décembre 2011
Il est toujours de bon ton dans notre belle Europe de se comparer, de voir comment font les autres pour résoudre les problèmes auxquels sont confrontés les citoyens. La précarité énergétique est un problème majeur. Il y aurait 3 millions de Français qui bien que logés on froid chez eux l'hiver. Et je le sais j'ai été de ceux là. La précarité ne va pas aller en s'arrangeant si l'on prend en compte les deux facteurs que l'on devrait prendre en compte aujourd'hui dans tout projet: il y aura moins d'énergie globale à consommer et celle-ci va augmenter.
Je connais peut d'opérateurs énergétique qui font dans le social, ils le font s'ils sont sûrs d'être payés des kWh consommés en énergie finale, celle qui arrive chez vous, dans ce contexte j'avais appris il y a quelques temps et j'ai gardé ce chiffre en tête que 60% du budget de l'aide sociale de la Manche servait à payer la facture énergétique. L'aide social qui sert à payer des grands groupe du CAC40. Le comble.
Je ne sais pas ce que donnera l'expérience anglaise que je vous copie-colle à la suite de ces mots, mais je trouve que c'est un bon début... tirée de la lettre d'information du CLER, comité de liaison énergie renouvelable de décembre 2011. Voici:
La consultation s’adresse à un nombre très large de parties prenantes, depuis les organisationsdirectement concernées jusqu’aux représentants du grand public, notamment lorsque ces derniers envisagent d’investir dans l’efficacité énergétique.
La loi sur l’énergie 2011 contient, entre autre, des dispositions visant le développement d’un « Green Deal » et d’un nouveau programme, ECO ("Energy Company Obligations"), qui prendra la suite en 2012 du programme anglais des certificats d’économie d’énergie ("Carbon Emission Reduction Target"), et de sa partie destinée à la lutte contre la précarité énergétique dans les quartiers défavorisés ("Community Energy Saving Programme").
Le « Green Deal » fixe un nouveau cadre de financement pour l’amélioration énergétique des bâtiments résidentiels et tertiaires : à partir de l’automne 2012, des "fournisseurs Green Deal" (les fournisseurs d’énergie et certaines enseignes de la grande distribution - Tesco, B&Q, Mark & Spencer) financeront directement pour leurs clients domestiques ou commerciaux des travaux d’amélioration énergétique standards (isolation des combles, des murs, pose de double vitrages...), mis en œuvre par des "installateurs Green Deal" agréés. Ce dispositif évitera aux bénéficiaires de devoir contracter un prêt bancaire ou disposer d’un apport financier initial élevé pour pouvoir lancer de tels travaux. En effet, ils pourront rembourser les "fournisseurs Green Deal" au fil du temps, via une nouvelle ligne spécifique sur la facture d’énergie, et sur une base pré-établie en fonction des économies d’énergie projetées après travaux.
ECO apportera des crédits supplémentaires là où le Green Deal est insuffisant, et notamment pour soutenir les ménages modestes ou vulnérables, ou encore pour les logements particulièrement difficiles à traiter.
La nouvelle loi sur l’énergie concerne également (bien que la consultation ne porte pas sur ces points) :
le secteur locatif privé :
des mesures pour améliorer l’efficacité et la sécurité énergétique du pays ;
des mesures pour développer les technologies bas carbone .
L’ensemble des mesures soumises à consultation publique vise à encourager et faciliter l’amélioration de l’efficacité énergétique chez les ménages britanniques. Les résultats devraient être connus début 2012.
Affaire à suivre...
6 %..., ce chiffre montre la part croissante et l’apport incontestable de l’énergie éolienne dans le mix énergétique français.
Mais c’est un record qui doit être replacé dans le contexte européen. A titre comparatif :
Le Grenelle a fixé à la filière un objectif (pour ne pas dire un plafond) de 25 000 MW en 2020 (19 000 MW à terre et 6 000 MW offshore). Mais pour atteindre cet objectif, et rattraper un retard flagrant sur nos voisins danois, allemands, espagnols..., il conviendrait de lever au préalable les multiples contraintes administratives qui pèsent encore sur l’éolien français.