On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...
28 Août 2011
Énervé par les courriers de la CAF, je vais écrire un truc du genre au député de ma circonscription, par ailleurs maire d'orléans...
Leblond franck
à Monsieur le député-Maire d’ORLÉANS
Si vous me connaissez maintenant au travers de projets environnementaux pour lesquels vos services sont attentifs et informés des suites du projet, permettez-moi de vous alerter sur la situation des travailleurs handicapés salariés.
Si je connais bien cette situation, c’est en fait qu’il s’agit de mon cas personnel et je juge important et nécessaire de souligner auprès un représentant du peuple les conséquences de la loi sur la réforme de l’AAH enntrée en vigueur le 01 janvier 2011 et pour laquelle vous avez dû être amené à débattre et à voter.
Schématiquement, mes revenus globaux ont chuté de 18,7% depuis le début de l’année et le nouveau mode déclaratif. Après avoir déposé un recours auprès de la Caisse d’Allocations Familiale (CAF), la réponse parvenue semble dire que ce soit les mécanismes législatifs qui organisent cette baisse de revenus.
Frappé par cette baisse de revenus alors que je ne peux me plaindre de la manière dont j’ai pu bénéficier des mesures d’accompagnement diverses, plusieurs questions subsistent sur l’insertion en situation de handicap.
Dans le cas de mon handicap, il coûte moins cher à la société d’être en situation d’emploi que dans une situation d’isolement et de précarité, pouvant générer des hospitalisations à répétition et une prise en charge coûteuse et compliquée, pourquoi précariser institutionnellement des catégories de personnes ayant déjà pas mal à faire avec leurs handicaps ?
Le salariat est dans le cadre d’un handicapé un vrai parcours du combattant, pour ma part, j’ai dû batailler deux ans car la MDPH de la Manche avait statué que je « n’étais ni travailleur handicapé, ni apte à travailler », si ces trois dernières années sont un pied de nez à cette décision, quel sens donner à ces progrès s’ils ne sont pas soutenus et mis en valeur ?
Un handicapé qui travaille, inséré, à les mêmes besoin qu’un valide, porteur de projet je suis confronté à mes propre difficulté mais aussi aux préjugés que suscitent le handicap psychique dans la société. La baisse de revenus ne me permet plus de tenir les engagements que j’ai pris par le passé notamment auprès des banques. L’insolvabilité organisée de mes projets de vies m’incite donc à vous souligner que je ne dois pas être le seul dans cette situation et qu’une fois de plus l’austérité aura commencé par les plus précaires, n’y a-t-il pas là une injustice flagrante ?
Comment obtenir la confiance de financeurs potentiels si l’État lui-même se désengage auprès des travailleurs handicapés ? Quel sens donner à cette baisse d’allocation ?
Par avance je vous remercie des réponses que vous apporterez à ces questionnement et vous salue respectueusement.