On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...
23 Décembre 2012
Tous les jours qui se suivent sont l'occasion d'une commération, d'une journée de, dans notre beau pays. Ça tient à la fois du respect et de la nostalgie, et si le respect peut fonder la base d'échanges propices à des changements, la nostalgie à quelque chose que je ne supporte pas.
Pour moi c'est l'époque qui veut ça, ses maronniers, ses couleurs, ses sons, ses traditions qui me ramène tous les ans à cette période où j'entrai dans une aute dimension. Celle de la folie. Ou pour les suceptibles de ce qu'on appelle la folie par opposition à la norme. Ça ne veut pas dire que l'on doive s'appliquer des normes de cinglés pour vivre, mais que les proches de l'époque savent aujourd'hui tout le chemin parcouru.
Seize ans ! Adolescente, ma folie ou l'expression cahotique des années qui suivirent sans traitement médicamenteux régulier, aura donc eut une enfance difficle ! JE ne sais pas ce qui est le plus marquant quand vous avez vécu sur presque trois ans des hospitalisations à répétition. De la privation de liberté (même celle d'en finir !), des bruits du pavillon, les clés, les cris, les râles venus de la profondeur des viscères, du fond de l'âme, du presque déshumanisé esprit, les pyjamas (pas rayés), les rituels, les autres, le règlement, les activités, les visites, les sonneries, les entrées, les sorties, la folle expression des autres, la sienne, l'inapdation de l'endroit, le manque, l'envie, la violence, les portes fermées à clé, ouvertes marquant les flux de personnel et de patients... LA télé, la clope, le café (sans cafeïne), les repas, les hirondelles de paroisses... Écrire encore et toujours pour pointer l'instant, les instants dans ce que tu ressens sur le moment comme une profonde injustice.
Au pays des commémoration, je fais toujours la mienne sur cette époque de l'année... Comme un bilan, une charnière, me donnant rendez vous dans un an, pour voir si le pire fuit mon environnement, pour en savoir plus, toujours plus et pour apprécier l'écart toujours croissant d'une année à l'autre. Certes la situation reste précaire, les béquilles sont toujours nécessaire, bien échaffaudé l'édifice virtuel prend corps...