On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...
12 Mars 2011
pour les écorchés vifs, on en a des sévisses (N.D.), je ne sais pas si l'insomnie est un sévisse, mais dans le calme de la nuit j'ai parfois le sentiment d'être au milieu d'un désert... où seules les étoiles rencontrées dans ma vie méritent pensées et attention. et ces étoiles ne me guident pas, plus; elles brillent ailleurs dans d'autres nuits, lovées dans les bras de Morphée. Je ne sais jamais non plus ce qui me tient éveillé comme ça à vouloir réveiller la Terre entière, à hurler ces colères mal pensées ou mal gérées... à dire ce qu'il ne faudrait pas dire, à écrire ce qu'on ne peut dire, à vivre ce que personne ne voudrait vivre... Lentement la Terre va faire son tour et la lumière va revenir apportant son lot de désagréments, son lot de rencontres et de joies... La nuit ne suffit pas à éponger une forme de tristesse, une forme de jalousie mal placée, une forme de rancœur inutile; et c'est bien pire les yeux ouvert à penser l'impossible, à imaginer ce qui ne sera jamais. J'aurais voulu être là bas, mais je suis ailleurs, j'aurais voulu être avec elle mais je suis avec d'autres, fantômes silencieux rongeant mon espace vital, ombres lumineuses vestiges de séismes psychologiques. La traque d'une paix plausible mais si longue à venir, l'hypervigilance pour apercevoir et sentir de brefs de bonheur, à l'affût de tout, ne trouvant rien au milieu d'un labyrinthe neurologique aux influx tumultueux.