On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...
5 Octobre 2012
Si vivre une soirée comme celle de mardi est la porte ouverte à toutes les digressions possibles, à froid, je voulais porter en quelques lignes un point de vue. Mélange des genres, conseil général, espace Kulturel... Le cadre tout d'abord, celui de la démarche pas le bâtiment j'y reviendrai après, mais le conseil général s'est lancé dans un exercice de prospective. Où comment quand on est à bout de souffle et à cours d'idée, prendre le pouls des citoyens... La Presse hier d'ailleurs réunion houleuse !!! Faut pas exagéré non plus, ça aurait pu être bien pire... Le projet du CG s'étale dans le temps, c'est avant la restitution en avril l'année prochaine que les citoyens sont conviés à un exercice original et peu habituel, bousculant les réunions conférences où les nom d'oiseau volent parfois mieux que les banquiers... Rigolo, mais j'usqu'où ?
La présentation des intervenant est fortement orientée, non neutre et mériterait à elle seule un débat. Des choses aussi surprenantes que "rechauffement climatique oui, mais nous on sera épargnés !" je caricature à peine... Des chiffres jetés en pâture au public... Cette présentation appelle une contestation, ce ne fut trop permis et c'est pendant celle-ci que la houle a grossit.
Sur chaque table ou nous étions en quatre et huit, les échanges sont allés bon train pour répondre au cahier des charges de l'exercice, à savoir rédiger la une d'un journal de la Manche à l'aube de 2020, 2025, 2030... Restitutions faites des unes des divers groupes on aurait pu penser que l'heure du débat été arrivée, or il était déjà bien tard et là n'était pas non plus l'objectif. Je ne sais pas si les unes de toutes les soirée seront publiées quelques sur un site, un recueil... Mais ça pourrait être rigolo, le CG dans son grand objectif veut ensemble "écrire la Manche de demain"... Soit, un sujet de livre ?
Je ne sais pas si ce genre de soirée avait lieu il y a trente ans, en 1982, quelle vision avions nous de l'avenir, moi j'étais en cinquième, j'étais probablement plus occupé par la futur coupe du monde de football en Esapgne l'école que par le reste... Quoique l'atome faisait partie de mon quotidien, mon père étant alors travailleur local des sites locaux. À l'époque nous étions probablement dans la douce euphorie du nucéaire croissant, on construisait des centrales à tour de bras, l'accident était impossible. Depuis, nous avons eu Tchernobyl et Fukushima et tout un tas d'autres incidents-accidents plus ou moins grave, ceux-ci l'étant déjà suffisament comme ça. Aujourd'hui que nous connaisons tous les conséquences d'un accident, il est important à mon sens d'avoir présent à l'esprit que la presqu'île ici et plus loin encore pourraient devenir des NO MAN'S LAND... Un frisson me parcours le dos...
J'ai passé une bonne soirée avec une compagnie originale, mais je reste surpris par l'orientation donnée au débats, celle où l'on vivrait dans un monde de bisounours, avec des ressources infinies, avec une croissance galopante, sans prendre en compte les pertes de biodiversité, le réchauffement climatique et les crises que nous traversons, écologiques et énergétiques... Nous n'irons pas bien loin si nous déconnectons l'avenir de ses problématiques en espérant que NOUS "on s'en sortira"...
Enfin, j'ai mis les pieds dans l'espace Kulturel que j'écris avec un K car c'est un cas. Je concède que c'est neuf, peut être joli, sûrement cher, mais ça aurait dû s'appeler n'importe comment mais pas espace kulturel; pas un livre, pas une affiche, pas une référence culturelle, pas un disque, pas un mot d'esprit... Mais tout brille...
Et puis je ne peux terminer ce billet sans une pensée pour tous ces élus débordés, d'astreinte, ceux qui brille toujours par leurs absences, que ce soit dans les rencontres publiques, que dans les coursives des mairies... que dans les réponses aux questions, aux courriers... Toujours là pour couper les rubans de projets pharaoniques pour s'auéroler de gloire...