On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...
17 Décembre 2015
Comment ne pas penser à toi ? Que dois-je retenir, garder, oublier de ce clair de lune ? Dis moi ? Alors que loin de toi, la présence que tu m'as donné dans ces instants furtifs manquent à mon quotidien. Mince... Saurai-je un jour dans quelles dimensions tu t'es plongée ce soir là ? Quels instant t'as fait basculé dans cette dimension où je ne te reconnaissais pas ? Les traits de ta fatigue, l'ambiance du moment, la lune, l'alcoll, la fumée, les mots; tout ça en ta présence, je te découvrais autant que tu me découvrais. Où que tu aies voyagé dans ce temps (bien court), je suis heureux de t'avoir accompagnée. Je ne sais pas ce que ma présence t'as apporté. Si elle t'as servi. Et même, si elle t'as été agréable. Ne doute pas de la qualité de la tienne, je t'en remercie, même si elle lève un doute pour moi. Je ne sais pas plus si j'ai mal agit, si j'aurais du agir autrement. Quant à savvoir si tu restes frustrée saches que je suis curieux de toi maintenant, que si tu l'étais, ça ne demanderais qu'une évacuation et une organisation. Sans savoir si tu m'y autorises, je vais rêver de toi. Si je retrouve le sommeil. Il a fuit il y a bien longtemps, à cette même époque de l'année. Fuyant dans un labyrhinte, cherchant dans ses dédales une pose pour une pause. Plus que les astres, la chimie tu as encore effacé sur moi les maigres traces de sommeil qui ont subisté à ces deux décennies...
Et puis je ne suis pas un voleur de poule sans que ce ne soit péjoratif, je ne veux pas perturber les équilibres, tes équilibres, ceux que tu construis patiemment. Ce serait bête que tout cela parte en fumée pour une passion qui pourrait faire feu de paille. Je t'entends encore dire que ça ne te perturberais pas. C'est déjà ça. Et je me demande donc aussi ce que tu avais calculé de moi en amont de notre rencontre. Tu me connaisssais bien plus que je ne pouvais te connaître. Tu sais le plus dur quand tu tombes amoureux tous les jours ce n'est pas d'être amoureux, c'est de s'en relever. Si c'est pour moi un moteur, je ne souhaite pas que ce soit une contrainte. Encore moins à te l'imposer. Vivre une ascèse de plus n'aurait rien d'extraordinaire pour moi.
Quel tronc commun de souvenirs, quelles complicités ? Quelles envies ?
Les gens parfois donne l'impression de s'obliger à véhiculer une image de couple paraissant parfois artificielle. Comme s'évertuer à vouloir mettre en flamme un bois gorgé d'eau. Ça chauffe (un peu), ça fume (beaucoup) mais impossible de voir la flamme. Elle appartient déjà à un passé. S'essouffler à vouloir faire jaillir des flammes alors qu'il manque un élément du triangle doit avoir quelque chose d'épuisant. D'usant, d'astreignant qui doit laisser des traces psychologiques. Je ne veux, ni ne peux vivre cela. Les mots arrivent alors comme le prolongement d'une onde, d'une vibration, d'une sensation. C'est souvent par une approche monolithique de la vie qu'on fini par avoir des problèmes, ceci dit avoir une approche plus complexe n'en génère pas moins, mais ils sont parfois agréables. Dans le sens où ils me font marcher la tête et l'esprit.