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AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...

Publié le par franck
Publié dans : #écologie

Il y a quelques temps j'envoyai ce courrier dans les boites mail des mairies du canton des Pieux ainsi qu'à la 2CP (communauté de commune). J'attends des avis et de réponses, mais je me fais peut être encore une illusion... D'autant que l'ASN a lancé une enquête publique pour limiter l'urbanisation autour des installations nucléaire, en effet une surpopulation pourrait la gestion d'une crise en cas d'accident. Je ne sais pas si un tel débat aura une incidence sur les coût de l'immobilier, du foncier sur nos territoires mais en tout cas ça fait réfléchir. voir ici et le version de l'ASN sur ce lien:

Voici le courrier:

Madame, Monsieur le Maire,

Quel avenir pour l’écoconstruction dans le Nord-Cotentin, quel devenir pour l’association « autoktonomie » ? Ces deux questions en préambule d’une sollicitation à destination des communes du canton des Pieux afin de tenter de créer une synergie locale pour bâtir un siège social mutualisable et reproductible avec un faible impact environnemental et un coût raisonné. Pourrions-nous espérer une démarche exemplaire de concertation autour de la nécessité de construire écologiquement des « enveloppes bâtiments » performantes ? Du « je » au « nous », je me permets cette expression dans l’espoir de susciter une participation plus large dans le domaine de la construction écologique et performante.

 

Impliqué et partenaire de l’association APPROCHE-Paille (www.approchepaille.fr) depuis 2008, j’ai rencontré, parlé, échangé avec de nombreux acteurs au sujet de la construction écologique, et, au-delà, de l’écologie, qui m’ont tous conforté dans mes choix et mes projets. Les apprentissages de ces quatre dernières années m’incitent, tout en restant impliqué dans les différents réseaux d’acteurs, à vouloir investir ce savoir et mes convictions sur mon territoire d’origine. Celui-ci étant peu enclin au pendant écologique de notre monde, les difficultés, ne serait-ce qu’à susciter de l’écoute, ajoutées à mon handicap m’auront, sur ma nature d’impulsif, fait perdre énormément de temps. Car si l’offre de maisons performantes ira croissante, elles pourront ne pas être écologiques. La définition de « écologique » s’entend si l’on utilise des matériaux locaux nécessitant peut de transformations, stockant du carbone, créant des emplois de proximité, « écologique » au sens d’une redéfinition de la manière de vivre ensemble, d’habiter ensemble, de concevoir et de réaliser ensemble. Privilégié par mon emploi des dernières années, je peux dire aujourd’hui quels sont les besoins, relater des expériences d’autres territoires, donc faire bénéficier d’un solide retour d’expérience à réinvestir.

 

La sollicitation formulée aux communes du canton des Pieux et à la 2CP intervient à la fin de mon contrat salarié et dans un contexte un peu plus favorable dans le Nord-Cotentin et plus largement dans la région Basse-Normandie. Le contexte national et international ne l’est pas moins. Le travail fourni par les bénévoles des réseaux de « pailleux » permet aujourd’hui aux règles professionnelles de la construction en paille d’être inscrite dans le monde de la construction. Les réglementations thermiques du bâtiment qui vont entrer en vigueur dans les années à venir ainsi que la raréfaction des ressources fossiles et leur coût conditionnent une autre approche de l’art de vivre ensemble, de vivre sa maison et son environnement en les pensant de manière à minimiser l’impact de l’activité humaine. La construction en paille, si elle n’est pas la solution, est une composante à part entière des panels d’alternatives pour re-bâtir le monde. La construction en paille organise sans renforts de recherche des bâtiments basse consommation par les performances des matériaux utilisés, et stocke du carbone en usant d’agro-matériaux.

 

« Construction de soi, construction de toit ! », je n’aspire pas pourtant à l’idée de construire ma propre maison, la nécessité de réaliser un prototype est l’une des conditions qui permettrait aussi au travers d’un pôle témoin de créer une envie, un besoin, pour d’éventuels clients futurs si la logique doit s’avérer très mercantile. Toutefois, il est aussi judicieux de proposer aux bailleurs sociaux et aux collectivités de construire des logements sociaux à faible impact environnemental, faibles frais de fonctionnement (énergie) avec des matériaux disponibles à proximité. Économique, écologique, participative, solidaire, ce mode de construction revêt beaucoup d’avantages et il est important pour moi de continuer à œuvrer dans ce domaine pour tenter de créer ma propre société, capable de construire et de vendre des maisons. Cette société que j’espère coopérative aurait pour vocation l’étude des projets, et la réalisation des enveloppes bâties performantes et écologiques, comme l’indique le résultat de la simulation thermodynamique jointe. Cette étude financée en partie par le conseil régional (le reste sur nos fonds propres) permet de situer un absolu vers lequel il faudrait tendre. Nous savons aujourd’hui que nous pouvons être performants. Nous le savons si bien qu’il nous faut partager le résultat de nos études afin de faire la promotion de notre idée de la construction et de ses enjeux.

 

C’est dans ce contexte que je sollicite auprès de vous, au nom de l’association « autoktonomie », un soutien financier pour répondre à nos besoins. Quels sont-ils ? La réalisation d’un bâtiment prototype repose sur trois piliers que sont le terrain, les matériaux et les salaires. L’ensemble doit entrer dans une enveloppe de 250 000 euros mais une approche encore plus fine des coûts est en cours. Par ailleurs et compte tenu des prix aléatoires du foncier, c’est surtout sur ce point que nous aimerions être accompagnés. Ne peut-on pas trouver sur notre beau canton une parcelle adaptée à notre projet, où nous pourrions fort d’un savoir-faire local mutualiser nos compétences et créer une micro synergie permettant de créer quelques emplois ? Ne peut-on pas espérer, comme déjà évoqué par le passé, la notion d’un bail emphytéotique pour réaliser cette expérience ? Pourquoi ne pas imaginer un programme de logement social en paille ? Et si l’on ne peut s’imposer bailleur social, n’y a-t-il pas moyen d’œuvrer dans ce sens ? Des expériences similaires, même départementales, existent.

 

Dans un autre contexte, le projet d’une CAE, coopérative d’activité et d’emploi, axée sur le bâtiment basse consommation est en gestation dans le Nord-Cotentin. Nous ne sommes donc pas seuls à évoquer ces thématiques. Sans être arrêté sur un statut définitif, des synergies se créent sur ces logiques et la construction en paille doit y trouver sa place. Nous disposons des personnels formés et motivés, des idées, des savoir-faire, il ne nous manque que de pouvoir jouir d’un terrain et d’être responsabilisés sur un projet collectif où des formations pourraient être organisées pour développer ces modes constructifs. Notez que nous pourrions aussi bien œuvrer pour un collectif qui se cherche des locaux. Nous ne sommes pas fermés à l’étude.

 

Je vous remercie de l’attention que vous aurez portée à ce courrier et je reste disponible pour vous apporter tous les éléments de projets que vous jugerez bon de connaître. Dans l’attente, recevez l’expression de ma considération.

Les territoires des centrales vont ils être contraints à une forme de décroissance, à une autre perspective de son urbanisation ? Quand on sait que les retombées économiques peinent à se faire sentir de manière globale, et ne sont perceptibles que pour certains secteurs, on est en droit de se poser la question du sens et de la qualité du mot "visionnaire" que chacun revêt chaque fois qu'une forme de mégalomanie s'exerce...

 

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bodiou lionel 20/10/2011 18:38


ce n est pas la realite qui nous isole du monde mais la fiction sur nous plaquee,l impossibilite de contredire malgre nos cris et denegations .RAHARIMANANA


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